8 décembre 2019 : l’hommage du pape François à l’Immaculée

Comme c’est la tradition chaque 8 décembre, pour la fête de l’Immaculée Conception, le pape François s’est rendu sur la Place d’Espagne, au centre de Rome, pour une prière à Marie au pied de la colonne de l’Immaculée.

Le Saint-Père a prononcé une prière à Marie, lui demandant de présenter au Seigneur les intentions et préoccupations des habitants de la ville de Rome.

Parmi les fidèles rassemblés, figuraient de nombreuses personnes âgées ou handicapées en fauteuil roulant prises en charge par l’Unitalsi, l’organisation italienne des pèlerinages. François les a saluées une à une.

Parmi les personnalités présentes se trouvaient notamment la maire de Rome, Virginia Raggi, ainsi que le préfet de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples, le cardinal Fernando Filoni, dont le dicastère se situe juste en face de cette colonne de la Vierge, haute de 12 mètres.

Plus tôt dans l’après-midi, le Saint-Père s’était rendu à la basilique Sainte-Marie-Majeure, pour déposer un bouquet devant l’icône de Marie Salus Populi Romani.

Voici une traduction intégrale de la prière du Pape sur la place d’Espagne :

O Marie Immaculée, nous nous rassemblons autour de toi une fois de plus. Plus nous avançons dans la vie et plus notre gratitude envers Dieu augmente de t’avoir donnée comme mère à nous qui sommes pécheurs, Toi, l’Immaculée Conception. De tous les êtres humains, tu es la seule préservée du péché, comme mère de Jésus, Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Mais ce singulier privilège qui est le tien t’a été donné pour notre bien à tous, tes enfants.

De fait, en te regardant, nous voyons la victoire du Christ, la victoire de l’amour de Dieu sur le mal : là où le péché abondait, c’est-à-dire dans le cœur humain, la grâce a surabondé, par la douce puissance du Sang de Jésus. Toi, Mère, rappelle-nous que, oui, nous sommes pécheurs, mais nous ne sommes plus esclaves du péché ! Ton Fils, avec son sacrifice, a brisé la domination du mal. Il a vaincu le monde. Ton cœur, clair comme le ciel où le vent a dissous tous les nuages, raconte cela à toutes les générations.

Ainsi tu nous rappelles qu’être pécheur et être corrompu, ce n’est pas la même chose. Tomber et ensuite, se repentir, se confesser et se relever avec l’aide de la miséricorde de Dieu, est une chose. La connivence hypocrite avec le mal, la corruption du cœur, qui, à l’extérieur, s’affiche impeccable, mais qui, à l’intérieur, est plein de mauvaises intentions et d’égoïsme mesquins, est une autre chose. Ta pureté claire nous appelle à la sincérité, à la transparence, à la simplicité. Nous avons tant besoin d’être libérés de la corruption du cœur, qui est le plus grave danger ! Cela nous semble impossible, nous sommes tellement habitués, et pourtant, c’est à portée de main. Il suffit de regarder vers le haut, vers ton sourire de Mère, vers ta beauté immaculée, pour sentir à nouveau que nous ne sommes pas faits pour le mal, mais pour le bien, pour l’amour, pour Dieu !

Pour cela, ô Vierge Marie, aujourd’hui, je te confie tous ceux qui, dans cette ville et partout dans le monde, sont opprimés par la méfiance, par le découragement à cause du péché ; ceux qui pensent qu’il n’y a aucun espoir pour eux, que leurs fautes sont trop nombreuses et trop grandes, et que Dieu n’a pas de temps à perdre avec eux. Je te les confie, car tu n’es pas seulement une mère, et, en tant que telle, tu ne cesses jamais d’aimer tes enfants, mais tu es aussi l’Immaculée, pleine de grâce, et tu peux refléter jusque dans les ténèbres les plus épaisses un rayon de lumière du Christ ressuscité. Lui, et Lui seul, brise les chaînes du mal, libère des addictions les plus avides, délie des liens les plus criminels, adoucit les cœurs les plus durs. Et si cela se produit à l’intérieur des personnes, alors le visage de la ville change !

Dans les petits gestes et les grandes décisions, les cercles vicieux deviennent progressivement vertueux, la qualité de vie s’améliore et le climat social plus respirable. Nous te remercions, Mère Immaculée, de nous rappeler que, par l’amour de Jésus Christ, nous ne sommes plus esclaves du péché, mais libres, libres d’aimer, de nous aimer, de nous aider comme frères, même si nous sommes différents. Merci de nous encourager par ta blancheur à ne pas avoir honte du bien, mais du mal. Aide-nous à nous tenir à distance du mal, qui nous trompe et nous attire vers lui, dans des spirales de mort. Donne-nous le doux souvenir que nous sommes enfants de Dieu, Père d’une immense bonté, source éternelle de vie, de beauté et d’amour.

Amen !

Sources : texte et vidéo Vatican News – Photo privée