Homélie pour la commémoration des fidèles défunts

Saint-Julien-des-Flamands - Sint-Juliaan der Vlamingen

Ayant eu la joie de participer à l’Eucharistie dans notre église nationale, Saint-Julien-des-Flamands, ce dimanche 2 novembre, j’ai demandé au père Hugo Vanermen, mSC, de transmettre à Via Romana le texte de son homélie interpellante, ce qu’il a bien voulu faire : Via Romana l’en remercie vivement !

Luc 12, 35-38.40

Beste Vrienden, Chers Amis,

Terwijl de winter stilaan zijn intrede doet en de natuur, planten en dieren, aan hun winterslaap beginnen, een rustperiode ingaan en ook wij uitkijken naar de kerstvakantie, verschijnt opeens Jezus vandaag om ons er aan te herinneren dat wij nooit “in vakantie” zijn, nooit “rust” hebben, als het gaat om de dienstbaarheid. En de formules die uitnodigen tot waakzaamheid stapelen zich op in de evangeliebladzijde die we zojuist lazen: Houdt uw lenden omgord en de lampen brandend… gedraagt u als mensen die wachten… dienaars die de Heer wakend zal vinden… gelukkig de knecht, die de Heer bezig vindt.

Tegenover zulk een aandringen, is het van kapitaal belang ons niet te vergissen over deze dienst die zo ernstig is en dramatisch zou zijn hem te missen, volgens Jezus.

De quel service parle donc Jésus ?

Le mot servir est facile à comprendre, même s’il recouvre une réalité que nous avons bien de la peine à réaliser en permanence : il s’agit évidemment de nous détourner de nous-mêmes pour nous mettre au service d’un autre ! Mais, dans la pensée de Jésus, quel est cet autre que nous devons être toujours prêts à servir ?

Soyons honnêtes ! Relisons attentivement et simplement les paroles de Jésus. Il est bien clair qu’il ne s’agit pas seulement du service de nos frères humains -nous verrons tout à l’heure que cela, pourtant, fait partie du message. Oui, Jésus affirme très nettement que c’est un Maître -le mot est répété huit fois !- qui vient, et que nous avons à servir. Et pour ceux qui ne voudraient encore pas comprendre, une fois, Jésus remplace ce mot par « le Fils de l’homme ». Ainsi, Jésus nous demande d’être sans cesse disponibles, attentifs, à la venue de « quelqu’un », qui n’est rien de moins que Dieu lui-même : Dieu vient, Dieu va arriver ! Et Jésus ose même employer l’image du voleur, pour souligner combien cette venue de Dieu est surprenante, imprévisible, cachée.

C’est le sens que Jeanne d’Arc donnait à sa vie, par ailleurs toute donnée à ses frères de manière active et généreuse : Dieu, premier servi.

Avant d’aller plus loin, demandons-nous donc si nous restons en tenue de service pour servir Dieu ? N’oublions-nous point souvent ce Maître qui vient de façon cachée, et à l’improviste ? Profitons-nous des dimanches, de nos temps libres pour rencontrer Dieu encore un peu plus ?

Wanneer? En hoe? Komt God opdat wij hem zouden dienen?

Als we ons eerlijk deze eenvoudige vraag stellen, is ook hier weer, de gedachte van Jezus klaar en helder: we zouden toch het recht niet hebben het antwoord dat aan iedere normale toehoorder voor de geest komt te ontwijken. Jezus, denkt natuurlijk aan deze laatste komst, aan deze ontmoeting van de Mensenzoon die we zullen hebben op de dag van onze dood: het is aan deze plotselinge, onvoorziene ontmoeting -zoals de komst van een dief!- en waar we rekenschap zullen moeten van geven aan de Meester van onze dienstbaarheid of van onze nalatigheid… waar Jezus aan denkt. Zijn wij, op dit ogenblik, gereed voor deze mogelijkheid, tegenover dewelke Jezus ons op een bijna dramatische wijze zet? Of behoren wij tot deze groep van mensen die verdoofd zijn, versuft… en die ten allen prijzen vermijden te denken aan dit onvermijdelijke en essentiële?

Pourtant, le texte évangélique va plus loin et plus profondément. Il faut savoir, en effet, que, dans les langues sémitiques utilisées par Jésus -araméen et hébreu- il n’y a que deux temps pour les verbes : l’accompli, c’est-à-dire le passé. L’achevé et le futur… Il en résulte qu’on doit traduire : Tenez-vous prêts : c’est l’heure où vous n’y pensez-penserez pas que le Fils de l’homme vient-viendra. Ainsi, sans exclure la dernière venue, celle du jour de notre mort -qui sera claire et nette-, il faut aussi que nous soyons sans cesse prêts à accueillir, chaque jour, les venues de Dieu ; le Fils de l’homme non seulement viendra (au futur), mais il vient, (au présent).

Dieu vient de mille manières. Dans sa Parole, proposée chaque jour. Dans tout homme qui a besoin de moi : J’ai eu faim, et tu m’as donné à manger. Dans l’Église : Qui vous écoute, m’écoute. Dans les événements imprévisibles, joies et peines : Je suis avec vous tous les jours. Les enfants qui voudraient jouer avec moi. Celui qui me dérange : c’est Jésus qui vient ! Un voisin me demande un coup de main : c’est Jésus qui veut être servi ! Mon travail professionnel ou familial : c’est Jésus qui attend mon service !

Heureux celui qui est toujours en tenue de service !

Amen.

Pater Hugo Vanermen, mSC

Pour en savoir plus sur notre église nationale : http://www.sangiuliano.org/ et la page de notre blog

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